Communications > Par auteur > Malafosse Maxime

Crypto-technologies & blockchain, artefacts distribués au service de la gouvernance des communs
Maxime Malafosse  1, 2@  , Amandine Pascal  3@  , Serge Amabile  4@  
1 : Laboratoire d\'économie et de sociologie du travail
Sciences économiques et de gestion d'Aix-Marseille : ED372
2 : Centre d\'Études et de Recherche en Gestion dÁix-Marseille
Aix Marseille Université : EA4225
3 : LEST
CNRS : UMR7317
4 : Centre d\'Études et de Recherche en Gestion dÁix-Marseille  (CERGAM)  -  Site web
Aix Marseille Université : EA4225
CERGAM - Aix Marseille Université - 15 Allée Claude Forbin - 13627 Aix en Provence Cedex -  France

Les travaux sur les communs d'Ostrom et, plus largement, ceux de l'École de Bloomington,
ont contribué à caractériser une troisième voie de gouvernance au-delà des modes de régulation
par l'Etat ou par le marché. En effet, dans leur ensemble, ces recherches ont montré que des
efforts de gestion auto-organisés peuvent, sous certaines conditions, se révéler plus efficaces
que ces deux modes de régulation. Plus récemment, avec l'apparition d'Internet et des réseaux
pair à pair, de nouvelles manières collaboratives de production basées sur les communs ont vu
le jour. Ainsi, depuis 2008 et l'émergence du Bitcoin, les systèmes de registres distribués,
souvent désignés sous le terme de blockchain, semblent présenter de nouvelles perspectives
pour s'organiser sans tiers de confiances dans des réseaux distribués. De fait, en mobilisant les
résultats de différentes recherches (Rozas et al. 2018 ; Bollier, 2015 ; Davidson et al. 2016 ;
De Filippi 2016 ; Calcaterra 2018 ; Shackelford et al. 2017), nous montrons dans cet article
pourquoi la gestion des communs, en particulier la gouvernance des communautés pair à pair
basées sur les communs est susceptible de bénéficier de l'émergence et de la mobilisation de
ces technologiques. Précisément, nous étudions comment et dans quelles conditions la
technologie blockchain peut soutenir ces formes de gouvernance alternatives, selon les
principes d'Ostrom, afin de construire une société des communs. Cela nous permet de formuler
deux questions portant, pour l'une, sur les formes d'organisations distribuées ou autonomes et
la gouvernance des biens communs et, pour l'autre, sur l'utilisation d'interfaces et
l'engagement des acteurs en ce qui concerne la gestion collective des biens communs.


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